Les Noces de Figaro Mozart / Beaumarchais - Festival de Saint-Céré

Festival ,  Theatre ,  Opera ,  Music ,  Cultural at Prudhomat

Festival de Saint-Céré
  • Notes de mise en scène
    Cinque…dieci…venti…trenta…trentasei…quarantatre… Les premières paroles de l’opéra … Figaro mesure la nouvelle chambre et dessine une nouvelle géographie des lieux. Où mettre le lit ? Est-ce le début d’une nouvelle vie ? L’espace est encore vide, très ouvert, c’est une nouvelle installation, des malles, des valises, des vêtements éparpillés. Tout va changer, on prend les mesures d’un monde nouveau, d’un nouvel espace de vie, vie privée à l’abri des regards. Les cloisons sont encore mobiles, elles vont petit à petit se fixer pour donner naissance à l’intimité de la chambre, à l’espace restreint du prochain siècle, le siècle de la pudeur, des interdits, des frustrations et de la bienséance sociale. Dans cette folle journée, tout va se figer. Les rapports entre les êtres vont se durcir… La liberté appartient encore à ce jeune adolescent, Chérubin, vibrant de désir. Lui seul, par son audace, saura franchir ces nouvelles limites qui commencent à se dessiner avec force. Il peut se travestir, changer de genre, courtiser la maitresse ou la servante, il n’a pas envie de faire la guerre mais l’amour, il a encore le pouvoir de transgresser, il incarne cette jouissance, cette liberté, cette ouverture, que l’on a encore bien du mal à accepter et à concrétiser de nos jours, dans ce début de XXIème siècle régressif si loin de la fête des sens et du plaisir que Mozart voulait, par sa musique, célébrer.

    L’ouverture donne le ton à l’ensemble de l’ouvrage, elle provoque un rythme cardiaque accéléré, une formidable énergie, c’est un véritable tourbillon qui sera celui de cette « Folle Journée » . Sous une apparente légèreté, il est question de désir, d’amour blessé, de douleur, de possession, de soumission de classe et de sexe, de mensonge, d’abus de pouvoir, en résumé : une exploration très inquiétante de l’ombre humaine.
    Et pourtant quelle joie, quelle jubilation quelle force, quel désir d’élévation nous transmet cette œuvre qui synthétise toute la puissance « subversive » de la musique de Mozart et du texte de Beaumarchais.
    Éric Perez

    L'oeuvre
    Crée à Vienne le 1er mai 1786, le Nozze di Figaro, inspiré du Mariage de Figaro de Beaumarchais, marque le début de la collaboration entre Mozart et le librettiste Lorenzo de Ponte, qui se poursuivra avec Don Giovanni et Cosi fan tutte.
    L’œuvre est menée tambour battant et s’enrichit de péripéties qui servent à la perfection l’équilibre des quatre actes. Mais derrière l’humour et le piquant des situations, Mozart sonde les âmes et les cœurs et verse une indicible nostalgie sur ces jeux de l’amour et du hasard. Un opéra qui porte bien son nom de Folle journée, rythmé par la grâce, profond comme la vie, universel comme sait l’être Mozart.

    L'histoire
    Au château du comte Almaviva, Figaro, le valet du comte et Susanna, la camériste de la comtesse, préparent leurs noces. Mais le comte est bien décidé à séduire la future mariée et ne ménage pas ses avances.
    Aidés de la comtesse, elle-même délaissée par son époux volage, Figaro et Susanna doivent faire preuve d’imagination, dans une intrigue pleine de rebondissements, pour déjouer les pièges du comte ; pour éviter les chausse-trapes sournoises de Marcellina qui, aidée du docteur Bartolo et du maître de musique Basilio, veut obliger Figaro à honorer un ancien contrat de mariage qu'il avait conclu avec elle ; et, enfin, pour utiliser au mieux les maladresses de Cherubino, jeune page enflammé, amoureux de toutes les femmes et en particulier de la comtesse. Rythmée par les quiproquos et les retournements de situation, cette « folle journée », ainsi que l'indique le titre original de Beaumarchais, verra s’abattre les masques un à un et mettre à nu la vérité des cœurs.

    Suggestion de scénographie et de costumes
    J’aimerais des décors mobiles très épurés, peu figuratifs. J’imagine au départ un lieu ouvert, vide. Figaro trace, peut être, des lignes au sol pour délimiter la chambre nuptiale. Au fur et à mesure des objets suggérant une idée d’installation : des cartons, des malles, des valises viennent envahir l’espace, cela crée une sensation de passage, d’éphémère, de lieu intermédiaire, rien n’est encore fixé, tout est provisoire, les personnages peuvent décider de partir ou peuvent être chassés. Puis les espaces se ferment, se figent, se renferment sur les personnages et plus particulièrement les femmes, peut être qu’à la fin de l’œuvre, nous avons des lieux très définis, très cloisonnés presque un labyrinthe ou un laboratoire. Le XIXème siècle va fermer les espaces.

    Quant aux costumes, j’imagine également ne pas fixer l’imaginaire dans une époque précise. Peut être des éléments XVIIIème siècle viendront se mêler à des éléments contemporains. Les costumes devront donner une sensation de fluidité, de sensualité, de jeunesse et de liberté. Je désire que les corps soient très visibles, charnels. Et, peut être, au fur et à mesure des épreuves, les vêtements se ferment et emprisonnent les corps. La pudeur s’installe et le XIXème siècle va bientôt corseter les esprits.
    Éric Perez


    Mise en scène : Eric Perez
    Direction musicale : Gaspard Brécourt
    Suzanne : Amélie Robins
    La Comtesse : Charlotte Despaux
    Figaro : Jean Gabriel Saint-Martin
    Le Comte : Anas Séguin
    Chérubin : Marielou Jacquard
    Marcelline : Hermine Huguenel
    Bartolo : Matthieu Toulouse
    Basile : Eric Vignau
    Barberine (le 10.08) : Clémence Garcia
    Barberine (le 14.08) : Sarah Lazerges
    Assistant Mise en scène et Antonio : Yassine Benameur
    Costumes : David Belugou
    Scénographie : Frank Aracil
    Lumières : Joël Fabing
    Opéra Eclaté : Choeur et Orchestre
    Création le 6 et 7 mai 2017 au Centre Lyrique Clermont-Auvergne

    Production : Scène Conventionnée Théâtre et Théâtre Musical Figeac/Saint-Céré – Opéra-Eclaté
    Coproduction : Opéra de Massy, Centre Lyrique Clermont-Auvergne

    Distribution
    Mise en scène : Eric Perez
    Direction musicale : Gaspard Brécourt
    Suzanne : Amélie Robins
    La Comtesse : Charlotte Despaux
    Figaro : Jean Gabriel Saint-Martin
    Le Comte : Anas Séguin
    Chérubin : Marielou Jacquard
    Marcelline : Hermine Huguenel
    Bartolo : Matthieu Toulouse
    Basile : Eric Vignau
    Barberine (le 10.08) : Clémence Garcia
    Barberine (le 14.08) : Sarah Lazerges
    Assistant Mise en scène et Antonio : Yassine Benameur
    Costumes : David Belugou
    Scénographie : Frank Aracil
    Lumières : Joël Fabing
    Opéra Eclaté : Choeur et Orchestre
    Création le 6 et 7 mai 2017 au Centre Lyrique Clermont-Auvergne

    Production : Scène Conventionnée Théâtre et Théâtre Musical Figeac/Saint-Céré – Opéra-Eclaté
    Coproduction : Opéra de Massy, Centre Lyrique Clermont-Auvergne
  • Rates
  • Adult
    From 56 €
  • Adult
    From 37 €
  • Adult
    From 23 €
  • Reduce rate
    From 47 €
  • Reduce rate
    From 31 €
  • Reduce rate
    From 19 €
  • Student package rate
    From 15 €
  • Child rate
    From 15 €
Schedules
Schedules
  • On August 10, 2018 at 21:30
  • On August 14, 2018 at 21:30
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